|

Comment créer un intérieur qui prend soin de toi : le guide doux: l’art de s’entourer de ce qui nous ressemble

Mon cher coeur,

En ce dimanche ensoleillé et inespéré, les tulipes mettent de la couleur dans mon jardin pour le plus grand plaisir des yeux…. As tu pris le temps d’en planter cette année? Ici en menant tout de front tout comme toi, je me suis autorisé à prendre un peu de temps pour demain. En anticipant, ce petit coup de boost visuel dès le matin, je me sis offert le cadeau d’un sourire au réveil. Celui de la beauté qui revient.

Ce qui m’amène à rediriger mon attention complète sur un des sujets dont je ne démords pas. Tu es peut être seule, dans l’attente ou entourée avec une vie chargée, tout le monde attend surement beaucoup de toi…. Et cela peut créer un manque. Ce manque dont on parle peu, le manque de soi. Pas le manque spectaculaire, pas celui qu’on reconnaît tout de suite et qu’on peut nommer à voix haute. Celui qui s’installe doucement, par petites couches successives, dans le quotidien qui va trop vite. Ce manque de douceur. De tendresse. De beauté dans les choses ordinaires. Ce manque qui t’amènera à retrouver le plaisir de se lever et de vivre.

Tu l’as sûrement déjà vécu, plusieurs dizaines de fois peut-être.

Rentrer chez toi après une journée qui a pesé dans le cœur autant que dans le corps. La liste de tout ce qui reste à digérer, à faire, à tenir tourne encore doucement dans ta tête pendant que tu poses tes clés. Tu regardes autour. Et quelque chose ne nourrit pas vraiment. Pas parce que c’est laid. Pas parce que c’est mal. Juste parce que ça ne te ressemble pas tout à fait.

Les meubles sont là, pratiques, choisis à une époque où la priorité c’était que ça rentre dans le budget et dans la pièce. Les objets qui traînent sont ceux qu’on garde par habitude, par nécessité, par économie. Et peut-être aussi ce soupçon de je ne sais quoi cette petite voix qu’on n’écoute pas toujours, celle qui murmure que peut-être on mériterait un peu plus de douceur dans ce qui nous entoure.

Parce que quand on est responsable de tout et de tout le monde, on apprend vite à se mettre en dernier sur la liste. Les jolies choses, les choix qui font du bien rien qu’à soi ça attend. Les temps sont durs, il y a plus urgent, plus raisonnable, plus rentable. Et on finit par vivre dans cet entre-deux. Ni vraiment chez soi. Ni vraiment ailleurs.

Je ne sais pas toi, mais cette sensation je la connais que trop bien.

Si tu es ici, dans la grotte du cygne amoureux, c’est que tu es probablement ce genre de personne, un peu romantique, un peu nostalgique d’un monde plus doux, avec sous une armure souvent très solide un cœur qui cherche de la beauté partout et qui souffre quand il n’en trouve pas. Et je voudrais te parler aujourd’hui de quelque chose de concret. De ce qu’on peut faire, maintenant, avec peu, pour que l’endroit où on vit devienne vraiment un refuge.

Pas une rénovation. Pas un budget déco. Juste une façon différente de regarder ce qui nous entoure et ce dont on a vraiment besoin pour aller bien. parce que mon message de ce dimanche, c’est que tu peux retrouver le chemin d’un entre deux plus doux pour ton cœur et apaisant pour ton âme.

L’intention que l’on mets dans nos actions

Je ne suis pas une grande experte du feng shui et ce n’est pas ce dont je veux te parler ici. Mais il y a quelques années, ma belle mère m’a offert un petit guide du feng shui qui me suit partout dans mes nombreux déménagements pour suivi de conjoint. Bah oui, rester 7- 8 ans sur place à chaque fois çà serait trop bien… (Peut-être que pour toi çà fonctionne, mais personnellement je déteste déménager).

Dans cette philosophie une idée qui me semble profondément juste, quelle que soit la façon dont on y croit ou pas : les objets morts empêchent l’énergie de circuler.

Les objets morts. J’aime cette formulation parce qu’elle est honnête. Et on peut l’interpréter de différentes façons. Pour ce qu’elle, un objet cassé. Mais aussi comme une métaphore, un objet mort, c’est un objet qui ne t’apporte plus rien. Qui traîne parce qu’on ne sait pas quoi en faire. Qui appartient à une version de toi que tu n’es plus tout à fait. Ou pire , un objet qui porte une tristesse, une nostalgie un peu lourde, un souvenir qui te fait du mal chaque fois que tu tombes dessus sans vraiment le regarder.

Ces objets-là occupent de la place. Genre beaucoup beaucoup de place! Pas juste physiquement émotionnellement. Ils consomment ta petite dose d’énergie mentale à chaque fois qu’ils entrent dans ton champ de vision, même inconsciemment. Et quand on en accumule beaucoup, la maison devient lourde sans qu’on sache vraiment pourquoi.

À l’inverse, c’est la bonne nouvelle. Il y a les objets vivants. Ceux qui font quelque chose en toi quand tu les regardes. Ceux qui t’ancrent dans ce que tu aimes, dans qui tu es, dans ce à quoi tu crois. Ceux dont la simple présence dit quelque chose sur ton monde intérieur, ta façon d’être sensible, ta façon d’aimer le beau, tes histoires personnelles.

La première étape de la création d’un refuge, c’est de commencer à distinguer les uns des autres. Pas de façon brutale on ne fait pas table rase. Mais avec cette question honnête, posée doucement à chaque objet : est-ce que tu me fais du bien, toi ? Marie Kondo parle de joie, mais la joie c’est aussi difficile à ressentir. le bien c’est vraiment cette sensation de plaisir, de paix, de calme, d’harmonie.

Le tri sentimental : garder ce qui nourrit, laisser partir ce qui alourdit

Tout de suite, je rebondis, sur une nuance essentielle que je veux faire ici, parce qu’on confond souvent deux choses très différentes.

Il y a la nostalgie douce celle qui réchauffe. Celle qui te ramène à un souvenir heureux, à un moment de ta vie que tu portes avec gratitude. Cette nostalgie-là, elle nourrit. Elle ancre. Elle te rappelle que tu as été aimée, que tu as vécu des choses précieuses, qu’il y a une continuité entre qui tu étais et qui tu es.

Et puis il y a l’autre nostalgie la tristoune, comme je l’appelle. Celle qui fait mal. Celle qui te rappelle ce que tu as perdu, ce qui ne reviendra pas, ce qui s’est terminé de façon douloureuse. Les objets qui portent cette énergie-là méritent d’être regardés en face et, souvent, de trouver une autre maison que la tienne.

Les beaux souvenirs, eux, méritent de la place. De la vraie place pas relégués dans un carton au fond d’un placard, mais présents, visibles, comme des ancres douces dans ton quotidien.

Un exemple concret, il y a plus de 12 ans que je me trimballe un cadre de pétales séchées. En temps normal, les feuilles, fleurs mortes en feng shui c’est dehors…. Mais ces fleurs, c’est les premières fleurs que m’avait offertes l’être que j’aime. Elles sont toujours encadrées, à l’abri, dans mon espace. Des années après, elles m’apportent encore un réconfort que je ne saurais pas tout à fait expliquer rationnellement. Ce n’est pas de la sentimentalité excessive… enfin quoique … je parlerais plutôt c’est d’intelligence émotionnelle. Ces fleurs me rappellent quelque chose de vrai, quelque chose qui tient. Et chaque fois que mon regard les croise, il se passe quelque chose de doux. Je repense à ma surprise face à son geste si doux, à leurs couleurs, à mon émerveillement, et à son sourire à lui.

Voilà ce que je veux dire par les beaux souvenirs qui s’accumulent. Accumuler ce qui a de la valeur émotionnelle réelle, pour faire la différence dans ton intérieur.

Ta maison comme univers : aller plus loin que romantiser sa vie

Tu as peut-être entendu parler de l’idée de romantiser sa vie. Cette façon de traiter son quotidien comme s’il méritait d’être filmé, de mettre de la beauté dans les petits gestes, de s’offrir l’expérience de sa propre existence. J’aime vraiment cette idée.

Mais je voudrais aller un peu plus loin. Parce que romantiser, c’est encore une posture une façon de regarder ce qui existe. Ce dont je veux te parler ici, c’est de construire. De créer activement un environnement qui te ressemble tellement que le simple fait d’y être te fait du bien. Un univers dont tu choisis chaque détail non pas pour qu’il soit parfait ou instagrammable, mais parce qu’il parle à ta façon d’être sensible au monde.

Mélanie, de Chaudron Pastel, parle d’investir dans des objets du quotidien qui rendent heureux pas les objets de vitrine qu’on n’ose pas utiliser, mais ceux dont on se sert vraiment et qui transforment chaque usage en petit moment de beauté. Cette idée m’a beaucoup parlé, et je crois qu’elle est encore plus puissante qu’elle n’y paraît.

Parce que les objets qu’on utilise tous les jours sont ceux qui fabriquent le tissu de notre vie ordinaire. La tasse du matin. Les draps dans lesquels on se glisse le soir. L’assiette dans laquelle on mange seule un mardi soir pluvieux. Ces objets-là ne sont pas anodins. Ils participent à l’humeur, à la façon dont on se traite soi-même, à ce qu’on croit mériter.

Et quand ils sont beaux, genre vraiment beaux, pour toi, avec un méga coup de coeur, selon tes critères à toi, ils font quelque chose de doux au fond de ton coeur.

La sensibilité sensorielle n’est pas un défaut c’est une façon de vivre plus intensément

J’ai récemment mangé chez une amie qui avait investi dans des assiettes vert émeraude, vert forêt profond, faites à la main. Le repas était le même que n’importe quel autre repas. Mais visuellement, sensoriellement c’était une expérience. La couleur, la texture, la façon dont la lumière jouait sur la céramique. J’ai mangé différemment ce midi-là. Plus lentement. Plus présente.

Trop sensible ? Certainement. Mais je commence à croire que cette hypersensibilité celle qui fait qu’une belle assiette change le goût d’un repas, qu’une illustration sur un mur change l’atmosphère d’une pièce, qu’une parure de lit douce change la qualité d’une nuit n’est pas un excès. Au contraire. pour moi, c’est peut être le point de départ de quelque chose….. C’est une façon de recevoir le monde avec une intensité que tout le monde n’a pas.

Et si c’est ta façon d’être, et si tu es ici, je parie que ça l’est, alors ton environnement mérite d’être à la hauteur de cette sensibilité. Pas parce que tu es exigeante. Parce que tu es câblée, un peu différemment, pour recevoir le beau de façon plus profonde que la moyenne, et que te priver de beauté te coûte plus cher qu’à d’autres.

J’ai craqué ma tirelire pour une dinette de fées, genre de la vraie céramique faite à la main, des formes douces, des couleurs qui me parlent. Je passe beaucoup de temps à la toucher, à la regarder. Et chaque matin quand je l’utilise, il se passe quelque chose. Un tout petit quelque chose. Mais imagine le temps d’un instant, ce petit quelque chose que l’on multiplie, par 365 jours? le calcule st bon? Qu’en penses tu? Devrait on s’y mettre?

S’entourer de symboles qui nous ressemblent : construire son monde intérieur visible

Il y a quelque chose de plus profond encore dans le choix des objets qui nous entourent. Au-delà du beau et du fonctionnel, il y a le symbolique.

Les objets qui portent une histoire, une signification, un univers qui nous est cher ne sont pas que décoratifs. Ils sont des ancres identitaires. Ils disent, sans qu’on ait besoin de l’expliquer, qui on est et en quoi on croit. Un cheval de Dalécarlie sur une étagère dit quelque chose sur la façon dont on voit la chance et la persévérance. Une illustration qui représente deux cygnes dit quelque chose sur ce qu’on croit de l’amour fidèle. Des fleurs séchées dans un cadre doré disent quelque chose sur la façon dont on traite les souvenirs précieux.

Ces objets créent un dialogue silencieux avec toi-même. Chaque fois que tu les croises, ils te rappellent quelque chose d’essentiel sur qui tu es et ce qui compte pour toi. Dans les jours difficiles quand l’être aimé est absent, quand le poids du monde s’est déposé sur tes épaules, quand tu te demandes si tu es à ta place ces ancres-là font vraiment quelque chose.

Elles te disent : tu es ici. C’est ton univers. Tu l’as construit. Il te ressemble.

Et ça, dans les jours difficiles, crois moi, le retex dit que c’est loin d’être rien.

Par où commencer sans se ruiner et sans se perdre

Je ne vais pas te proposer une liste de courses. Parce que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et çà serait garantir l’effet inverse de mon article. les objets qui nous ancrent vraiment, on les reconnaît soi, car ils sont pour toi. Ma routine est certainement différente de la tienne. Donc les objest qui votn te aprler à toi seront surement différents des miens? On ne les choisit pas vraiment sur une liste, on les croise et quelque chose se passe. Mais il y a des espaces dans la maison qui méritent d’être traités en priorité parce qu’ils sont ceux où on passe le plus de temps dans un état de vulnérabilité douce.

La chambre d’abord. C’est l’endroit où on entre et sort du sommeil, où on est le plus nu émotionnellement. Une parure de lit qui te fait te sentir bien (toucher, visuel, sensation) change quelque chose à la qualité de tes nuits et à la façon dont tu commences tes matins. C’est un investissement qui se rentabilise tous les jours. j’aia cheté la mienne il y a 6 ans et je m’y accroche comme une moule à son rocher!

La cuisine et la table ensuite. L’endroit où on se nourrit mérite des objets qui honorent ce geste. Une tasse qui tient bien dans les mains. Une assiette dont la couleur te plaît. Ce n’est pas du snobisme c’est du respect pour soi. Le vert dont je te parlais plus haute ce n’est pas forcément mes couleurs, mais pour moi il y avait une intention magnfique derrière ce choix. Et quand j’en ai parlé à mon amie, elle ‘ma dit qu’elle avait mis des mois à trouver sa vaisselle…. surprenant? pas vraiment.

Un mur, une image. Choisie vraiment. Pas par défaut, pas parce qu’elle était en promotion, même si je sais les budgets peuvent être serrés. Mais tu n’es pas obligée de surconsommer non plus. Une fafiche si elle est bien choisie peut rester des années en place. Une image qui dit quelque chose sur ton univers intérieur, que tu regardes et qui te parle. Les illustrations qu’on choisit pour ses murs sont souvent celles qui expriment ce qu’on n’arrive pas toujours à dire à voix haute. peut être est ce une piste suffisante pour t’aider à commencer quelque part. Un objet à la fois, pas une rénovation, une intention.

·

Le refuge, ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité

Je veux finir par quelque chose qui me tient à cœur.

On a souvent appris les femmes surtout, dans ma génération que s’offrir de la beauté c’est superficiel. Que dépenser pour un bel objet plutôt que pour quelque chose d’utile, c’est frivole. Que prendre soin de son environnement intérieur, c’est un luxe réservé à celles qui ont le temps et l’argent.

Je crois que c’est faux. Je crois que l’environnement dans lequel on vit participe directement à la façon dont on se sent, dont on se traite, dont on traverse les moments difficiles. Et les moments difficiles, on en a toutes. Des coups durs, des absences, des périodes où tout semble lourd et sans couleur.

Dans ces moments-là, avoir un espace qui prend soin de toi même imparfaitement, même modestement fait une différence réelle. Pas magique. Réelle.

Alors si tu attendais la permission de commencer de t’offrir cette tasse, ce linge de lit, cette illustration qui te fait quelque chose depuis des semaines la voilà. Tu n’as pas besoin d’attendre que tout soit parfait. Tu n’as pas besoin d’un grand budget. Tu as besoin de commencer par un objet qui te ressemble vraiment.

Et de laisser le reste venir. Apprends à t’aimer comme moi je crois en toi.

Et si tu cherches une illustration qui dit quelque chose sur ton univers intérieur, quelque chose de doux, de symbolique, qui appartient à l’univers du Cygne Amoureux tu sais où me trouver.

Avec tout mon amour.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *