Quand tout le monde court, toi et moi on s’installe 🕯️✨
Tu sais ce qui me frappe toujours en janvier ? C’est ce décalage. Partout autour de nous, les gens sprintent. Nouvelle année, nouveaux objectifs, nouvelle vie. Il faut courir plus vite, faire plus, être toi mais en toujours mieux….. Les réseaux sociaux explosent de résolutions, de challenges, de to-do lists qui donnent le vertige rien qu’à les regarder. De bilan 2025 en projection 2026…….C’est bien, je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, mais…. j’ai tendance à rester immobile, enfin presque, et je pense que tu es à côté de moi si tu me lis régulièrement.
Parce que janvier pour moi, ce n’est pas le mois de la course. C’est celui où l’on peut s’arrêter, vivre avec la nature le temps d’un instant. La nature rentre en dormance, en tendresse, en douceur. C’est un mois où l’on peut poser nos valises après des mois à les traîner d’un endroit à l’autre. Celui où l’on décide que réparer, ce n’est pas reculer. C’est juste prendre soin, et c’est déjà bien. Le début d’année c’est au printemps…. quand les beaux jours reviennent, que tout devient possible.
Si tu tu tiens à côté de moi, c’est peut-être que toi aussi, tu en as marre de courir. Que tu cherches un endroit où souffler. Où on ne te demandera pas d’être extraordinaire, juste d’être là, bien présente dans ta vie. Alors installe toi, et prends ta tasse de thé, ton plaid préféré, et si tu es d’accord, laisse moi te raconter comment janvier est devenu mon mois refuge.
Ces articles que j’ai construit pour janvier, je les écris pour nous.
Toi qui es peut-être en train de courir comme moi je courais aussi il y a quelques temps. Après ce temps qui nous manque. Toi qui cherches de la gentillesse dans un monde qui te demande d’être forte, productive, parfaite. Toi qui as besoin de ralentir mais qui ne sais pas comment. Qui culpabilises à l’idée de prendre du temps pour toi. Qui crois que si tu t’arrêtes, tout va s’écrouler.
Je ne vais pas te mentir en te disant que c’est facile. Que du jour au lendemain, tout va changer. Je ne suis pas là pour te vendre du rêve emballé dans du papier cadeau. Parce que dans ma situation précise si je m’arrête c’est mon système familial qui s’effondre.
Ce que je veux, c’est te montrer que quelque chose d’autre est possible sans te bousculer. Et te montrer comment j’ai appris à ralentir. Comment j’ai retrouvé ces leçons du Nord de l’Europe que j’ai oubliées en cours de course. Comment je répare, jour après jour, avec patience et sans culpabilité. Ou presque. Comment on peut vivre dans ce froid, cette grisaille sans perdre son étincelle.
❄️Les années à courir (et le mur au bout) ❄️
Avant de te parler de ce que janvier est devenu pour moi, il faut que je te raconte ce qu’il était. Parce que peut-être que tu te reconnaîtras dans mon cheminement de vie, dans cette course folle à oublier qu’on pouvait marcher. Peut-être….
Mon histoire a commencé en Finlande, pendant mon Erasmus. Tu sais, ce moment de la vie où tout semble possible ? J’étais jeune, libre, le monde m’appartenait. Et là-bas, dans ce pays du Nord où l’hiver dure six mois et où le soleil disparaît presque complètement, j’ai appris quelque chose de précieux. Les Finlandais m’ont montré comment vivre avec la lenteur. Comment faire la paix avec l’obscurité. Comment se créer des refuges de chaleur quand dehors tout est glacé.
Puis la vie m’a amenée ailleurs. J’ai épousé un marin. Ces métiers où l’absence fait partie du quotidien. Où on apprend à être forte parce qu’on n’a pas le choix. Où les départs se répètent, et même si tu sais qu’il reviendra, à chaque fois ça arrache quelque chose à la partie de toi qui a besoin de quiétude.
Du coup pour combler le vide j’ai travaillé. Je me suis arrachée comme tout le monde pour essayer de rentrer dans le système par manque de temps ( sauts de puces de mutation), et puis je suis devenue maman. Et avec la maternité est arrivée la dépression post-partum. Ce moment où ton corps et ton esprit disent non, même si ton cœur déborde d’amour. Où tu te sens vide alors que tu devrais être comblée. Où tu culpabilises de ne pas être cette mère radieuse des magazines.
Et puis le burn-out. Celui qui arrive quand tu as trop donné, trop longtemps, sans jamais reprendre ton souffle. Quand tu as couru tellement vite que ton corps et ton cœur ont fini par dire stop. Quelque part entre la Finlande et aujourd’hui, j’ai perdu ces leçons de lenteur que j’avais apprises. Je me suis mise à courir. À rattraper ce que je croyais être un retard. Parce que ma vie n’était pas celle que j’avais imaginée plus jeune. Parce qu’elle était différente, plus compliquée, moins linéaire.
Alors j’ai couru. Je me levais tôt. Je me couchais tard. Je grignotais debout au lieu de m’asseoir pour manger. Quand je mangeais tout court. Les excitants remplaçaient le sommeil. Je disais oui à tout. Je remplissais mes journées jusqu’à ce qu’il ne reste plus un seul moment de vide.
Parce qu’il y avait tant de choses à faire et çà me terrifiait de ne pas tenir le rythme. Plus que tout. J’avais peur que si je m’arrêtais ne serait ce un instant je m’effondrerai. ce qui a d’ailleurs été le cas. Que si je ralentissais, je verrais l’ampleur du fossé entre ce que j’avais rêvé et ce que je vivais. Et çà pour un cœur en manque de douceur çà fait mal.



🎄✨🎄✨Le jour où j’ai arrêté de courir 🎄✨🎄✨
Ce matin de janvier dont je te parlais, c’était il y a trois ans. Il n’avait rien de spécial. Les enfants dormaient encore. La maison était silencieuse. J’étais debout devant ma fenêtre, une tasse de thé entre les mains, à regarder la pluie tomber.
Et je me suis sentie… vide. Dans le mauvais sens, cette fois. Pas apaisée. Pas sereine. Vide comme un puits asséché. Comme si j’avais tellement couru que je ne savais même plus où j’allais ni pourquoi. Comme si toute cette course folle n’avait servi qu’à creuser ce vide encore plus profond.
C’est drôle, non ? J’avais passé des années à fuir le vide en remplissant mes journées à ras bord. Et finalement, c’est en bossant plein pot, en donnant tout ce que j’avais et même plus, que je l’ai rencontré pour de vrai. Ce vide. Celui que personne n’imagine. Celui qui arrive quand tu as tout donné et qu’il ne reste plus rien pour toi.
Ce prétendu retard que j’essayais de rattraper ? Il n’existait pas. C’était juste ma vie. Différente de celle que j’avais imaginée à vingt ans. Pas moins belle. Pas moins valable. Juste différente. Mais j’étais déçue. De moi, de mon rythme, de voir que finalement j’avais perdu cette sérénité dans mon cœur. Dans cette course effrénée je me suis oubliée, pour les autres, pour le foyer, pour le travail, pour beaucoup de choses qui n’allaient pas.
Et cette pluie qui tombait. Lentement. Sans se presser. Chaque goutte prenait son temps. La nature n’essayait pas de faire plus vite. Elle suivait son rythme. Son cycle. Elle hibernait. Mon envie de liberté m’a ramenée des années en arrière, l’année la plus belle de toute ma vie…. en Finlande. Ces leçons de vie que j’avais apprises là-bas et que j’avais oubliées en route.
Alors j’ai décidé quelque chose. Sans culpabilité. Ou presque. Parce que la culpabilité, elle est là, elle rôde encore parfois. Mais je ne la laisse plus décider à ma place. Du moins plus trop. J’ai décidé de réparer. Pas dans le sens de « réparer quelque chose de cassé en moi ». Non. Réparer comme on répare un vêtement qu’on aime. Avec soin. Avec patience. Avec l’intention de lui redonner sa beauté, sa fonction, sa place dans notre vie. L’idée du cygne amoureux a émergé et je l’ai retravaillé dans tous les sens pour en faire le refuge que j’aurais voulu trouver. Alors on y est.
🎄✨Ce qui t’attend dans cette série 🎄✨
Les soupes qui sauvent janvier
Parce qu’il y a quelque chose de réparateur dans une marmite qui mijote doucement sur le feu. Dans ces légumes d’hiver qu’on coupe sans se presser. Dans cette chaleur qui monte du bol et qui réchauffe de l’intérieur. Je vais te parler de mes recettes refuges. Celles qui ne demandent pas d’être une chef étoilée. Juste d’avoir envie de prendre soin. De toi. Des tiens.
Les brunchs du dimanche
Le seul moment de la semaine où j’ai l’impression d’avoir le temps. Où on reste en pyjama jusqu’à midi. Où la table devient un terrain de jeu avec des pancakes, des fruits, du sirop d’érable qui coule partout. Où personne ne regarde l’heure. Je vais te montrer comment transformer ces dimanches ordinaires en petits événements extraordinaires.
Comment ne pas se perdre en route pour janvier
Parce que même quand on a décidé de ralentir, il y a des jours où la vie nous rattrape. Où les urgences débarquent. Où on a l’impression de repartir dans la course. Je vais te donner mes trucs. Mes bouées. Mes repères pour ne pas perdre le fil de cette intention de douceur.
Le rituel du mardi
Mon jour sacré. Celui que je protège comme un trésor. Où après avoir déposé les enfants à l’école, je ne réponds pas aux urgences professionnelles. Je vais te raconter comment ce rituel s’est construit. Comment il a changé ma façon de vivre la semaine. Comment un seul jour peut transformer tous les autres.
Le hygge, ou l’art danois de créer du confort
Les bougies qui brûlent même en plein jour. Le chocolat chaud qui fume dans une grande tasse. Les lumières vives qu’on éteint pour laisser place aux lampes douces. Les plaids dans lesquels on s’enroule comme dans des cocons. Les textures moelleuses qui appellent les mains à les toucher. Je vais te parler de cette philosophie qui m’a sauvée.
❄️Le lagom suédois, ou l’équilibre ❄️
Ni trop ni trop peu. Juste ce qu’il faut. Cette sagesse nordique qui nous rappelle qu’on n’a pas besoin de tout avoir, de tout faire, de tout être. Que l’équilibre n’est pas une performance mais un ajustement constant. Un dialogue avec soi-même.
🏮Le kalsarikännit finlandais 🏮
Ce mot imprononçable qui désigne l’art de boire chez soi en sous-vêtements sans intention de sortir. Une célébration de la flemme assumée. Du repos comme acte de rébellion. Je vais te raconter pourquoi les Finlandais, qui vivent dans l’un des pays les plus heureux du monde, ont un mot pour ça.
🦌Construire une mangeoire à oiseaux 🦌
Parce qu’en janvier, on peut prendre soin d’autre chose que soi. Parce que regarder les oiseaux venir picorer dans le jardin, c’est une forme de méditation. Parce qu’offrir un peu de chaleur et de nourriture quand tout est gelé, ça réchauffe le cœur. Je vais te montrer comment en fabriquer une. Simplement.
🧣Les boissons qui réchauffent🧣
Le jus de pomme chaud qui embaume toute la maison. Le glöggi qui sent Noël même en janvier. Le chocolat chaud épicé qui brûle doucement la langue. Ces moments où on tient une tasse entre ses mains et où on se sent bien. Je vais te donner mes recettes. Mes secrets. Mes petits plus qui changent tout.
🎄🎁Cette tanière que j’habite maintenant🎄🎁
Ma maison est devenue ma tanière. Mon refuge. Mon cocon. Ma maison sent le pain grillé le matin, la cire des bougies l’après-midi, et le bois brûlé le soir. Ce sont ces odeurs qui m’ont appris à habiter ici, pas les murs.
Et janvier est le mois où j’apprends vraiment à l’habiter, tout mon aménagement est d’ailleurs conçu pour. Tu sais cette expression « habiter sa vie » ? Pendant longtemps, je ne faisais que traverser la mienne. Sans vraiment m’installer. Les mutations de mon conjoint ont permis qu’on s’installe également dans une région plus propice à cette tendance.
Maintenant, j’habite pas avec des grands travaux ou une décoration digne d’un magazine, plutôt de la récupération, avec de petites choses. Des coins douillets avec des plaids épais, des coussins moelleux où mes enfants viennent se blottir pour lire. Des lumières tamisées qui transforment ma cuisine en grotte chaleureuse les soirs d’hiver. Des étagères où mes livres préférés sont à portée de main, pas rangés pour faire joli mais posés là, ouverts, vivants. Une table près de la fenêtre où je peux dessiner en regardant le jardin givré.
Cette tanière, c’est là où je vais passer janvier. Et tous les mois de janvier à venir. C’est là où je vais réparer ce qui a besoin de l’être. Où je vais ralentir. Où je vais me souvenir que la vie n’est pas une course. Pendant ce mois, je vais t’inviter ici. Dans mon quotidien. Dans mes rituels. Dans ces petits riens qui sont devenus mes tout. Et peut-être qu’en chemin, tu trouveras des choses pour toi. Des idées. Des envies. Des permissions que tu ne t’accordais pas.
Je t’ai préparé des articles comme on prépare une table pour recevoir quelqu’un qu’on aime. Avec soin. Avec l’intention de te faire du bien. De te réchauffer. De te rappeler que tu as le droit de souffler.
Avec tout mon amour,
🎄🎀🎄



