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Rituel du mardi  » On va faire un tour en Suède et découvrir le lagom

Le lagom : trouver ton juste équilibre

Bonjour chère amie,

Comment vas-tu aujourd’hui ? Comment tu te sens ? L’hiver est bien morose de ce côté de la France, grisaille, brouillard, humidité bonjour, merles à foison. La palette de couleurs ressemble à du gris, du vert, et du ….gris foncé. Même le marron se met à grisonner. çà fait beaucoup de gris dans ce paragraphe mais la vie est grise.

Je te pose cette question parce que moi, ces derniers temps, je me sens tiraillée. Tu connais cette sensation d’être constamment écartelée entre « pas assez » et « trop » ? Pas assez de temps, trop de choses à faire. Pas assez d’argent, trop de tentations. Pas assez reposée, trop sollicitée. Ce grand écart épuisant qui nous laisse vidée, frustrée, et un peu perdue.

Je me suis dit que peut-être, toi aussi, tu ressens ça parfois ? J’ai déconnecté beaucoup d’un point de vue applications chronophage pour essayer de me recentrer sur l’essentiel. Les choses qui font du bien dans leur simplicité. D’où mon thème du jour et cette transition parfaite pour t’en parler.

Car, si je te disais qu’il existe un mot pour sortir de ce cercle ? Un mot suédois qui résume tout un art de vivre et qui m’a profondément aidée : le lagom (prononcé « lar-gom »).

Qu’est-ce que le lagom, exactement ?

Lagom signifie approximativement « juste ce qu’il faut » , ni trop, ni trop peu. Tu te souviens de l’histoire de Boucle d’Or et les trois ours ? C’est exactement ça, version scandinave : trouver ce qui est juste pour toi.

Pour les Suédois, lagom ne signifie pas faire moins, mais faire les choses de manière consciente et éviter les excès. Ce n’est pas de la privation, cher ami. C’est de la libération. Il y a même une belle légende viking : le mot viendrait de « laget om » « autour de l’équipe » en référence au fait de passer une corne de hydromel afin que chacun puisse en boire une gorgée. Chacun prend sa part, ni plus ni moins, pour que tout le monde puisse profiter. Et l’essence de cette philosophie consiste en fait à apprécier une vie axée sur la simplicité et à se concentrer sur ce qui est vraiment important. Je sens que ça te parle, cette idée ? Prête à tester?

Ton cœur au centre de ton chez-toi

C’est le premier pas de ce projet du quotidien! Je ne sais pas pour toi, mais moi, mon budget n’est pas extensible. Je ne peux pas me permettre de racheter toute ma déco tous les six mois au gré des tendances. Et tu sais quoi ? Tant mieux. depuis des années je suis passée à la seconde main. un jour j’espère pouvoir m’acheter quelques pièces neuves de façon exceptionnelle, mais je n’y suis pas encore.

Le lagom dans ton intérieur, ce n’est pas du minimalisme instagrammable avec des meubles design hors de prix. Non. C’est créer un espace qui respire, qui t’accueille, qui te ressemble vraiment. Avec ce que tu as déjà, avec ce que tu peux te permettre.

La seule question qui doit être l’intention dans ce mode de vie c’est se demander: de quoi ai-je vraiment besoin pour me sentir bien chez moi ?

On bannit magazine, influenceurs. Pas ce qu’Instagram suggère. Mais vraiment TOI. Qu’est-ce qui fait que tu rentres chez toi et que tu sens tes épaules se détendre, ton souffle s’apaiser ? Est ce les couleurs, les matières, les textures, le fait d’être entourée d’objets avec une histoire?

En exemple concret, pour moi, c’est ma lampe chinée à 3 euros qui diffuse une lumière douce le soir. C’est mon plaid tout simple, pas cher du tout, mais qui me réconforte, parce qu’il est doux au toucher. C’est cette plante verte que ma mère m’a donnée et qui a survécu à tous mes déménagements. C’est aussi cette vaisselle ébréchée dans laquelle n’importe quel aliment devient un grand plat de cuisine de restaurant. C’est aussi ces pyjamas absolument pas sexy mais tellement douillets. Mon intérieur n’est pas glamour mais il est doux avec moi.

Et toi quels sont tes petits trésors qui ne coûtent rien mais qui valent tout ? peut être le fais tu déjà mais sans le faire en pleine conscience?

L’art du désencombrement avec douceur (et sans culpabilité)

Les nombreux déménagements dû au métier de mon conjoint m’ont appris à faire le tri très très rapidement….Je me suis retrouvée pendant des années avec des choses cassées, ou j’ai du me séparer. Tu penses peut-être : « Facile à dire, mais moi j’ai du mal à me séparer des choses ». Je te comprends. Vraiment. Certains choix m’ont fendu le cœur mais c’était un passage obligé. On a du faire le choix d’avoir peu de choses dans les cartons, mais des choses qui comptent.

Mais dans ces moments la qualité et la durabilité du mobilier priment sur la quantité. Ce n’est pas une question d’avoir le dernier canapé tendance. C’est une question d’avoir quelques objets que tu aimes vraiment, profondément, et qui vont tenir bon dans le fracas des démangements.

Pour décombrer prends un objet dans ta maison, n’importe lequel, et pose-toi cette question toute simple ultra pragmatique: « L’ai-je utilisé ces 365 derniers jours ? » Non ? Peut-être qu’il est temps de le laisser partir. Pas dans la frénésie, pas dans la culpabilité. Juste avec conscience, en restant hyper factuel. S’il y a bien une chose que j’ai appris avec un homme aux antipodes de ma façon de penser c’est bien celle-ci. Le factuel d’abord l’émotion après.

En faisant çà, j’ai remarqué quelque chose : chaque objet qui ne me sert plus est aussi une petite charge mentale invisible. Maison encombrée, esprit encombré. C’est vrai pour toi aussi ? Je ne parle pas des maisons décorées avec soin et pleine conscience, plus de l’accumulation par habitude; çà pourra toujours servir ou garder des choses que tu n’utilises pas ou plus, et qui ne te procure aucune joie. Sens tu la nuance dans mon propos? essaie petit, un tiroir, un meuble et vois comment tu te sens? Soulagée? Saoulée?

Créer un intérieur qui te nourrit (sans te ruiner)

Il n’est pas rare de trouver des pièces chinées ou upcyclées dans ce type de déco. Mon mari appelle çà la déco brocante. Mais il s’y ait habitué et aujourd’hui ne changerait la maison pour rien au monde. Parce que tous les objets ont une histoire, la nôtre. Et petit à petit j’ai gagné un peu de terrain avec lui, dans ce mode de vie. Il en a vu les bénéfices dans sa tête et la sensation de bien être dans les retours à la maison qui nécessitent des temps de calme et d’apaisement. Et c’est ça qui est beau !

Cette vieille chaise que tu pourrais retaper avec un peu de peinture et un coussin ? Elle pourrait devenir ta pièce préférée. Ce vase à 2 euros en brocante qui te fait sourire ? Il vaut plus que n’importe quel objet design.Je ne sais pas si tu chines, mais c’est devenu mon rituel préféré. Les Suédois privilégient les commerces locaux plutôt que les gros centres commerciaux. Et surtout, ils chinent, récupèrent, réparent. Cette lampe à 3 euros dont je te parlais ? Brocante. Mon plaid préféré ? Marché aux puces. Cette assiette qui me fait sourire chaque matin ? 1 euro, Emmaüs. Ce n’est pas de l’écologie punitive. C’est de l’intelligence économique. Et en plus, c’est une chasse au trésor qui me fait du bien. Tu chines parfois ? Ou tu as peur de ne rien trouver ? parfois c’est aussi le jeu, on ne trouve rien, mais on a fait un tour dehors.

Réparer plutôt que racheter

Mon mari me taquine souvent : « Tu vas encore retaper ce truc ? » Oui. Parce qu’un pot de peinture coûte moins cher qu’un meuble neuf. Parce que recoudre un coussin me détend. Parce que donner une seconde vie à un objet, c’est créatif et économique. Tu as surement des choses chez toi qui attendent juste un peu d’amour pour revivre. C’est ce que je fais souvent une base ancienne, et je répare.

Et la couleur ? Tu peux oser ! Un mur peint dans une teinte qui t’apaise, c’est un pot de peinture et une après-midi. Des coussins colorés chinés, quelques euros. Le lagom, ce n’est pas du beige triste. C’est trouver TES couleurs, celles qui te font du bien.

Quel est le premier petit changement que tu pourrais faire chez toi cette semaine ? Juste un. Avec ce que tu as déjà, ou pour presque rien ?

Le lagom dans ton cœur ❤️

Je te parle de déco aujourd’hui car nous sommes en pleine morose hivernale et tout le monde a besoin de chaleur, de couleurs et d’amour. Mais le lagom va bien au-delà de la déco, çà serait super réducteur de le voir comme tel. Et c’est là que ça devient vraiment intéressant pour nous, toi et moi, dans nos vies qui ne sont pas toujours simples. le lagom peut t’aider toi avant toute chose.

Des études montrent que les cultures qui valorisent la modération et les rythmes durables affichent des niveaux de stress plus faibles et une plus grande satisfaction dans la vie. Tu te sens parfois épuisée à force de courir après tout ? De penser que tu dois toujours faire plus, être plus, avoir plus ? Moi oui. Souvent même. pas forcément sur le fait d’avoir plus, mais d’être et de faire. je suis en quête d’excellence sur tout et j’apprends à ralentir et vivre plus proche de la nature et de ses saisons.

Le pacte que je te propose, c’est de s’arrêter. Toi et moi, là, maintenant. Et si on se disait pour la saison d’hiver : « Je suis assez. J’ai assez. Je fais assez. » Je te promets essaie, çà va te soulager. Parce que tu sois, maman, papa, femme au foyer, maman au travail, conjoint d’un uniforme dans l’urgence, ou juste toi qui essaie de survivre dans ce monde de stress, tu en as besoin.

Et pourquoi ne pas essayer de t’accorder juste ce qu’il te faut ?

C’est mon plus grand combat depuis que je suis devenue maman. Essayer de poser des limites, devenir ma propre coach bien être. Pas ce que les autres attendent de toi. Pas ce que tu crois devoir faire. Mais ce dont TON corps, TON cœur a vraiment besoin.

Peut-être que tu n’as pas besoin de huit heures de sommeil mais de sept. Ou de neuf. Peut-être que tu n’as pas besoin de trois sorties par semaine pour te sentir connectée, qu’une te suffit. Et c’est parfait. C’est lagom. C’est TON lagom.

Écoute ton rythme. Ton vrai rythme. Pas celui qu’on t’impose, pas celui que tu t’imposes par culpabilité. Le tien.

L’art de ne rien faire (oui, pour de vrai)

Tu sais ce qui est révolutionnaire ? Apprendre à « faire du rien » pour laisser libre cours à ses idées et booster sa créativité. Quand as-tu pris le temps, la dernière fois, de t’asseoir et de simplement regarder par la fenêtre ? Sans téléphone, sans livre, sans « activité productive ». Juste être là.

Moi, je culpabilise encore souvent. Cette petite voix qui dit « tu perds ton temps ». Et toi ? Tu l’entends aussi ?Mais j’ai découvert que c’est dans ces moments de « rien » que naissent mes meilleures idées, mes plus beaux dessins, mes lettres les plus sincères. C’est là que mon âme respire vraiment. On essaie ensemble cette semaine ? Cinq minutes de « rien », juste pour voir ? Même si c’est effrayant, on se tente l’expérience?

Le lagom avec les autres

Parlons de quelque chose de difficile : les relations. Parce que dans une vie déjà compliquée, avec un budget serré, on n’a pas forcément l’énergie pour tout le monde. Rechercher des relations saines et de qualité avec sa famille et ses amis plutôt que d’accumuler des connaissances superficielles. Ça te parle ?

De qui as-tu vraiment besoin ?

Je ne te parle pas de ce nombre Instagram qui impressionne. Mais de vraies personnes avec qui tu peux être toi-même. Celles avec qui tu n’as pas besoin de faire semblant, d’être ta meilleure version. Peut-être que tu es mieux avec deux amies proches qu’avec vingt connaissances. Et devine quoi ? C’est parfait. C’est lagom. C’est juste ce qu’il te faut.

Le partage sans se ruiner

Organiser une soirée entre amis où chacun apporte un plat simple, juste partager ce qu’on a, avec joie. Une soupe maison vaut autant qu’un plat sophistiqué si elle est faite avec amour. Tu as déjà vécu ces moments où les gens viennent comme ils sont sans se poser de questions, et qu’on se dit « ce soir soirée pilou pilou? çà va àtout le monde? » Où on est juste bien ensemble ? C’est ça, le vrai lagom social.

Le lagom au travail

Ce qui m’amène au dernier pan du lagom, au travail. Sujet sensible, n’est-ce pas ? Surtout quand on a besoin de chaque euro, quand on ne peut pas se permettre de « faire moins ». Je te comprends tellement. Je suis passée par là, cette peur de ne pas en faire assez, de décevoir, de perdre ce qu’on a.

Mais écoute ça, les Suédois sont ainsi plus épanouis dans leur travail et beaucoup moins sujets au fameux burn-out. Leur secret ? Faire des heures supplémentaires n’est absolument pas bien vu aux yeux de la hiérarchie, car il est signe d’une mauvaise organisation.

Je ne te dis pas de démissionner ou de travailler moins d’heures (je sais que ce n’est pas toujours possible). Mais peut-être :

  • Prendre vraiment ta pause déjeuner, sans téléphone ?
  • Arrêter de répondre aux mails après 19h ?
  • Te donner le droit de dire « non » à une demande supplémentaire, une fois ?

La charge mentale au travail empiète souvent sur notre vie personnelle. Le mode lagom permet de remettre son travail au service de sa vie. Pas l’inverse. Ton travail est important, oui. Mais est-il plus important que ta santé ? Que ton bonheur ? Que les personnes que tu aimes ?Qu’est-ce qui se passerait si tu osais mettre une limite, juste une ? Le pire qui pourrait arriver, c’est quoi vraiment ? Et si c’est perdre ton emploi, peut être est il temps de regarder ailleurs. Et il est toujours plus facile de trouver un emploi en poste qu’au chômage.

Ton lagom, c’est quoi ?

Voilà ma vraie question pour toi : dans quel domaine de ta vie as-tu le plus besoin de trouver ton « juste équilibre » en ce moment ?

Est-ce dans ton chez-toi qui te semble trop encombré ? Dans ton travail qui grignote toute ton énergie ? Dans tes relations qui te demandent trop ? Dans tes dépenses qui te stressent ?

Choisis un seul domaine. Un seul. Et demande-toi : « C’est quoi, mon lagom dans ce domaine ? Ni trop, ni trop peu. Juste ce qu’il me faut. »

Un petit exercice pour cette semaine ?

Je te propose un truc tout simple : note trois choses.

  • Une chose que tu as en TROP (trop d’objets ? trop d’engagements ? trop de pression ?)
  • Une chose que tu n’as PAS ASSEZ (temps pour toi ? moments de joie ? repos ?)
  • Une petite action pour rééquilibrer (donner un sac d’objets ? dire non une fois ? t’accorder 15 minutes de rien ?)

Qu’est-ce qu’on rate à essayer ? Rien. Qu’est-ce qu’on gagne ? Peut-être un peu plus de légèreté. Un peu plus de respiration. Un peu plus de vie dans notre vie.


Dis-moi : où en es-tu avec ton équilibre à toi ? Dans quoi tu te sens en « trop » ou en « pas assez » en ce moment ? J’aimerais vraiment le savoir, parce que je crois qu’on est beaucoup à chercher ce juste milieu dans nos vies qui ne sont pas toujours simples.

Et peut-être qu’ensemble, on peut se rappeler que c’est possible. Que notre lagom existe, même avec un budget serré, même avec une vie compliquée, même avec nos imperfections.

Avec toute ma tendresse,

Camille

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