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🌙 Lettre du dimanche🌙
Ce n’était pas le message que j’avais prévu de poster ce dimanche. J’avais autre chose en tête, quelque chose de plus cadré, de plus attendu, parce que la ligne édito c’est important. Et puis une conversation avec ma chère « Mademoiselle Chat », la vraie pas celle de mon podcast est venue tout bouleverser. Elle a posé sur moi ce regard tranquille et profond que seuls les chats savent offrir, ce regard qui traverse les armures sans forcer, qui dépose la vérité là où on l’avait cachée. Et quelque chose en moi a bougé. Un nœud ancien s’est desserré. Une question silencieuse a refait surface. Alors j’ai décidé de t’écrire ce qui m’habitait vraiment, sans chercher à rentrer dans un moule. Parce qu’ici, je parle toujours avec mon cœur, et aujourd’hui plus que jamais, j’avais besoin de te partager cette vérité : il existe une peur dont on parle peu, une peur qui nous retient d’aimer pleinement et d’être aimés en retour. C’est la peur d’être vue.



💛 La peur d’être soi quand on a appris à se cacher 🕯️
Peut-être que tu connais cette sensation toi aussi. Cette hésitation avant de partager ce qui te touche vraiment. Cette petite voix intérieure qui murmure : « Si tu te montres tel que tu es, on risque de ne pas t’aimer. » Cette crainte que dévoiler ta sensibilité, ton émerveillement, ta façon unique de voir la beauté fasse fuir ceux que tu aimerais garder près de toi. Moi, j’ai grandi dans un environnement où il n’y avait pas beaucoup de place pour ces élans du cœur. Mes émotions débordantes, mes émerveillements face aux petites choses, ma façon d’aimer fort et sans retenue… tout cela ne recevait pas vraiment d’encouragements. Alors j’ai appris, petit à petit, à plier ma lumière pour qu’elle dérange moins. J’ai appris à cacher ce qui brillait en moi, à serrer mes joies dans mes mains comme des secrets trop fragiles pour être partagés. J’ai appris à diminuer mon intensité pour me faire une place dans un monde qui semblait préférer la retenue à l’authenticité. J’ai fini en dépression à 14 ans, mais pas celle qui dure trois jours, la vraie qui te laisse au fond du gouffre sans échappatoire.
Et même aujourd’hui, même libre, même consciente de ce mécanisme, cette vieille habitude revient parfois frapper à ma porte. Mais ce que je sais maintenant, c’est que je ne suis pas seule à porter cette peur. Elle vit aussi en toi, en nous, en toutes ces âmes sensibles qui ressentent le monde avec une intensité particulière. Elle habite celles et ceux qui relisent les mêmes livres encore et encore, non par manque d’imagination, mais parce qu’ils y trouvent un refuge familier, un lieu où ils se sentent compris sans avoir à s’expliquer. Elle touche ceux qui revoient les mêmes films comme on retourne dans une maison d’enfance, ceux qui cherchent la stabilité et le réconfort dans un monde qui change trop vite et trop fort. Elle accompagne ceux qui aiment profondément, passionnément, mais qui ont appris à aimer en silence pour ne pas effrayer, pour ne pas être jugés trop intenses, trop sensibles, trop différents.
✨ Comment peut-on t’aimer si l’on refuse d’être vue ? 🌙
« Et si ton plus grand doute était en réalité ta plus grande force ? »
C’est la question qui m’a traversée comme une évidence lumineuse : comment peut-on construire des liens authentiques, comment peut-on trouver l’amour véritable, la paix intérieure, la sérénité que l’on cherche tant… si l’on refuse de se montrer tel que l’on est vraiment ? Comment peut-on espérer être choisi si l’on se cache derrière des versions édulcorées de nous-mêmes ? Comment peut-on être rejoint, touché, compris si l’on porte constamment un masque ? Comment peut-on rencontrer notre tribu, notre communauté d’âmes, si l’on se camoufle pour ressembler à ce que l’on croit que les autres attendent de nous ? La réponse est simple et pourtant si difficile à mettre en pratique : on ne peut pas. On ne peut pas recevoir l’amour que l’on mérite si l’on se dérobe. On ne peut pas créer des connections profondes en restant dans l’ombre de qui l’on est vraiment.
Aujourd’hui, j’ai décidé de partager quelque chose que je n’ai jamais osé avouer , quelque chose que je me répète à moi-même dans mes moments de doute : choisis-toi. Choisis la carte de ton cœur, même si elle tremble légèrement dans tes mains. Choisis ta joie authentique, celle qui te fait vibrer, même si elle ne correspond pas aux critères de ce que devrait être le bonheur selon les autres. Choisis ton chemin, trace-le avec courage et douceur, même si personne autour de toi n’a emprunté cette direction particulière, même si tu dois avancer sans modèle ni carte. Tu n’es pas une erreur cosmique. Tu n’es pas trop sensible, trop intense, trop différent. Tu n’es pas insuffisant ou incomplet. Tu es exactement, parfaitement, magnifiquement ce que tu dois être. Et quelque part dans ce vaste monde, il y a des gens qui attendent ta lumière particulière, ton regard unique, ta façon spéciale de voir et d’aimer la vie. Ils attendent de croiser ton chemin pour pouvoir enfin murmurer, le cœur soulagé : « J’avais tellement besoin de ça… J’avais besoin de savoir que je n’étais pas seul à ressentir ainsi. » Et c’est pour çà que je fais ce que je fais aujourd’hui. Le podcast, cet univers, ces personnages, mes dessins. j’espère que els gens verront ce que je vois et que comme çà je pourrais enfin trouver ma tribu.
🕯️✨ Ton univers est précieux parce qu’il est le tien 💛
On croit souvent, parce que c’est ce qu’on nous a appris, qu’il faut d’abord guérir complètement avant d’avoir le droit d’exister pleinement. Qu’il faut être parfaitement réparé, totalement accompli, entièrement prêt pour mériter l’amour et la connexion. Qu’il faut avoir résolu tous nos traumatismes, corrigé toutes nos imperfections, effacé toutes nos cicatrices avant de pouvoir être choisi et aimé. Mais je veux te dire avec toute la tendresse dont je suis capable : c’est faux. C’est une croyance qui nous garde prisonniers d’une quête impossible de perfection qui n’existe pas.
Tu n’as pas besoin d’effacer ta sensibilité pour être acceptable. Tu n’as pas besoin de cacher ce qui brille en toi pour qu’on te trouve supportable. Tu n’as pas besoin de gommer tes particularités, de lisser tes aspérités, de ressembler à ce que tu crois que les autres attendent de toi pour avoir le droit de prendre ta place dans ce monde. La douceur que tu attends du monde, cette gentillesse que tu espères recevoir, commence par te l’offrir à toi-même. Commence par te regarder avec la tendresse que tu accordes si généreusement aux autres. Dis-toi, comme une promesse sacrée que tu te fais : « J’ai le droit d’être ici, exactement comme je suis, avec mes forces et mes fragilités, mes lumières et mes zones d’ombre. »
Même si tu te sens comme un arbre sans racines, même si tu as l’impression de ne pas appartenir vraiment à un lieu, à une culture, à une tradition unique. Même si tu jongles entre plusieurs mondes, plusieurs langues, plusieurs identités et que personne autour de toi ne semble comprendre cette sensation d’être écartelé entre des loyautés différentes. Même si tu as grandi dans un entre-deux qui parfois te donne l’impression de n’appartenir nulle part. Sache que cet arbre sans racines que tu crois être possède en réalité le pouvoir extraordinaire de choisir où s’enraciner. Tu peux créer tes propres racines, les tisser avec intention, les planter exactement là où ton cœur te guide. Et ça, cette liberté de choisir ton propre sol, c’est une force immense que beaucoup n’ont pas. Etant adoptée, j’ai toujours eu le popotin coincée entre ici et ailleurs, jamais à ma place toujours en décalage. L’impression d’être dans un corps d’avatar partout où je vais jamais assez bleue , jamais assez humaine. Il m’aura fallut un exil dans les forêts scandinaves , plonger dans de l’eau glacée par un -27 degrés pour me faire accepter parmi des gens qui sont finalement aussi fous que moi. Et à ce moment là j’ai enfin compris que finalement ce n’est pas tellement d’où l’on vient, dans la famille que l’on a que l’on se définit, mais dans le monde devant nous et ses opportunités. Les gens rencontrés et ceux qui restent. Ils ne seront pas nombreux mais ils seront là.
🌙💛Pour se connecter, pour être doux, pour se soigner 🕯️✨
Ce texte que je t’offre aujourd’hui, c’est bien plus qu’une simple réflexion. C’est une main tendue vers toi à travers l’écran, à travers la distance. C’est un souffle doux qui vient te murmurer que tu as le droit de déposer tes armures. C’est un espace sûr où tu peux te reposer sans avoir peur d’être jugé, sans avoir à performer ou à prouver quoi que ce soit. C’est une invitation à revenir à toi-même, à cette partie de toi qui sait, qui a toujours su, qui n’a jamais cessé de savoir quelle est ta vérité profonde.
Parce que vois-tu, ce monde qui peut sembler si dur, si rapide, si exigeant, a un besoin vital de personnes comme toi. De personnes qui voient encore la beauté dans les petites choses, dans un rayon de soleil qui traverse une fenêtre, dans un regard échangé avec un inconnu, dans une fleur qui pousse entre deux pavés. De cœurs sensibles qui continuent à ressentir pleinement malgré tout ce qui pourrait les encourager à s’endurcir. De regards émerveillés qui refusent de se laisser éteindre par le cynisme ambiant. De voix tendres qui osent encore murmurer des mots de douceur dans un monde qui crie. De personnes qui aiment avec intensité, qui créent avec passion, qui vivent avec authenticité même quand c’est difficile, même quand ça tremble, même quand c’est inconfortable.
Alors s’il te plaît, entends ceci : tu n’es pas seul dans ce voyage. Tu n’es pas trop fragile pour ce monde, au contraire, ta sensibilité est une forme de courage que peu de gens comprennent. Tu n’es pas de trop, tu n’es pas un fardeau, tu n’es pas une complication. Tu es un univers entier qui respire, qui grandit, qui se déploie à son propre rythme. Tu es une constellation unique de rêves, d’espoirs, de blessures cicatrisées et de beautés à découvrir. Et je veux que tu saches que je suis profondément, sincèrement heureuse que tu sois là, que tu existes, que ton chemin croise le mien même l’espace d’un instant. Ta présence compte. Ton histoire compte. Ta façon d’aimer compte. Et le monde devient meilleur, plus doux, plus vivant simplement parce que tu oses être toi.
Et toi, quel est ce doute qui te retient de partager ta magie ? Dis-le-moi en commentaire, je te répondrai avec un mot doux.
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Avec tout mon amour,
Camille
